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« Schulter an Schulter (Epaule contre Epaule) » Episode 2

Rédacteur : Jacques Suspène.

 

 

 

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               « Le Premier Secrétaire s’en mêle, Ulbricht écrit à Khrouchtchev… »

 

 

 

 

Introduction

 

Comme l’épisode précédent, celui-ci reprend beaucoup d’éléments des bulletins « Propousk » internes à l’AAMMFL (Amicale des Anciens de la MMFL) et/ou figurant, avec son aimable autorisation, dans le livre du Général MANIFICAT « Le Pont des espions sous l’uniforme » publié aux Editions Histoire&Collections.

 

 

Le 20 juillet 1959, le Premier Secrétaire du Parti Communiste est-allemand, Walter ULBRICHT, va exploiter « l’incident symptomatique » objet de l’épisode 1, en adressant une longue lettre personnelle à Nikita KHROUCHTCHEV Premier Secrétaire du Comité Central du Parti Communiste de l’Union Soviétique, Président du Conseil des ministres de l’URSS, pour se plaindre des « agents-espions occidentaux » ( terme utilisé pour désigner les membres des Missions Militaires Alliées de Potsdam « les MML »).

 

 

Il saisit également l’occasion de cet incident de Karl-Marx-Stadt avec la capture du matériel et des documents de l’équipage d’USMLM pour accuser le GFSA (Groupe de Forces Soviétiques en Allemagne – RDA) de mollesse et réclamer de la part de son homologue soviétique des directives plus fermes et contraignantes envers les Missions Militaires Alliées de POTSDAM. Vous pourrez y lire certaines de ces propositions.

 

L’une des plus marquantes et « publiques » donna lieu à la « crise des Propousks » fin 1959/début 1960, et à la tentative du gouvernement est-allemand  d’imposer de « nouveaux Propousks » (laissez-passer) établis dans les deux langues. Les Soviétiques décidèrent le 1er février 1960 de l’entrée en vigueur de ces nouveaux Propousks.

 Il s’ensuivit une situation de blocage de la part des trois Alliés occidentaux qui refusèrent unanimement cette modification du modus operandi des accords fondateurs du statut des Missions de 1946 et 1947. Par crainte de représailles de la part des Alliés à l’encontre des 3 Missions Militaires de Liaison Soviétiques (MMLS) stationnées en Allemagne de l’Ouest et qui étaient très actives, les autorités du GFSA abandonnèrent ce projet initié par les est-Allemands.

Les Soviétiques prirent conscience que toute modification unilatérale des accords initiaux pouvait entraîner la suppression des Missions. La perte pour les services de renseignement, en particulier militaires du GRU, des trois Missions militaires soviétiques en Allemagne de l’Ouest ne pouvait pas être compensée par l’Ambassade de l’URSS à Bonn. Ceci pour la bonne raison que les attachés militaires et autres agents du KGB sous couverture diplomatique étaient accrédités auprès du gouvernement de la RFA et se trouvaient donc sous le contrôle des services de contre-espionnage allemands, infiniment plus efficaces dans leur propre pays que les services de sécurité militaire des trois forces dans leurs anciennes zones d’occupation respectives.

Aussi dans une lettre adressée au Ministre de l’Intérieur de la RDA, le Maréchal de l’Union Soviétique ZAKHAROV, commandant le GFSA, annule la lettre du 9 janvier 1960 instituant de nouveaux laissez-passer bilingues pour les personnels et les véhicules des Missions alliées. Les anciens modèles sont remis en vigueur…La fermeté des trois alliés occidentaux a payée

 

 

La réponse du Maréchal de l’Union Soviétique Zakharov, commandant le GFSA :

Cette lettre a mis un terme définitif à la crise des Propousk.

 

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A ce titre, « cette crise des Propousks » peut être considérée comme un événement majeur pour les Missions en ce sens qu’elle a conforté le statut des Missions jusqu’à sa fin, même si à l’occasion d’incidents sérieux, comme celui du Commandant Legendre du 13 avril 1969, les Allemands ont de nouveau tenté de reprendre la main sur les Missions. Après quelques hésitations les Soviétiques ont refusé d’accéder à cette exigence, confirmant la décision de 1960 (lire l’article « Incident du Commandant LEGENDRE » récemment publié dans le Blog).

 

 

 

Extraits de la très longue lettre du 20 juillet 1959 de 9 pages de Walter ULBRITCH adressée au Camarade KROUCHTCHEV  :

 

Commentaire : Un incident « bénin » devient une « affaire d’Etat »….

 

 

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Au Premier Secrétaire du Comité Central

du Parti Communiste de l’Union Soviétique

Président du Conseil des Ministres de l’URSS

Camarade N. S. KHROUCHTCHEV

 

 

 

Cher Nikita Sergueïevich !

 

Extrait 1 :

 

            Je vous adresse du matériel concernant l’activité sur le territoire de la RDA de la mission militaire des USA et des missions militaires d’Angleterre et de France. La confiscation par les organes de la sécurité d’Etat de la RDA de matériel d’espionnage chez des membres de la mission militaire des USA au cours de leur séjour à Karl-Marx-Stadt le 10 juillet 1959 pose un certain nombre de questions qui exigent leur règlement d’urgence entre les représentants de l’URSS et de la RDA. En qualité de président de la commission pour la sécurité, j’attire l’attention du Présidium du Comité Central du Parti Communiste de l’Union Soviétique sur ces questions. Je vous adresse les matériels ci-joints :

            un paquet avec les dossiers suivants :

a)      dossier I – matériel qui a été confisqué aux collaborateurs de la mission militaire américaine au cours de leur séjour dans la région de Karl-Marx-Stadt ;

b)      dossier II – explications des organes de sécurité d’Etat au sujet des annotations sur les cartes ;

c)      dossier III – premiers résultats de l’analyse de 7 cartes ;

d)      dossier IV – matériel confisqué aux majors R----- et R------ le 10 juillet 1959.

Les cartes originales ont été conservées pour un examen plus approfondi par le ministre de la Sécurité d’état le camarade E. Mielke.

 

                        Je vous adresse en pièces jointes à cette lettre :

I – Le rapport du Ministère de la Sécurité d’Etat de la RDA sur les activités d’espionnage dans le district de KMS des membres de la mission militaire américaine basée en RDA (Potsdam) ;

II – Le rapport général du Ministère de la Sécurité d’Etat de la RDA sur les activités des missions militaires américaine, anglaise et française sur le territoire de la RDA pendant la période de janvier à juillet 1959.

 

Extrait 2 :

 

Les missions militaires agissent systématiquement à l’encontre des lois de la RDA et de la sauvegarde de la paix.

            J’attire Votre attention sur les instructions données par le chef de la mission militaire américaine de Potsdam en date du 9 juillet 1959 pour la tournée ainsi que sur l’itinéraire de cette tournée (dossier I page 2).

            Jusqu’à présent la pratique est la suivante : les membres des missions militaires occidentales, s’ils sont arrêtés dans les zones interdites de l’Armée Nationale Populaire, sont remis par les membres des organes de la sécurité d’Etat au komendant soviétique local, qui les laisse repartir après un avertissement oral sans rien d’autre. (Le matériel d’espionnage est laissé entre leurs mains).

 

 

Extrait 3 :

 

 

            Le comportement formaliste des organes militaires soviétiques dans l’esprit de l’accord de 1946 aboutit à ce que les membres de la mission militaire américaine ressentent un sentiment de sécurité, qu’il ne peut rien leur arriver, de telle sorte que les organes de l’Armée Nationale Populaire et de la Sécurité d’Etat de la RDA sur la base de l’accord entre les commandements en chef n’auraient soi-disant aucun droit d’agir contre les agissements illégaux des personnels des missions militaires occidentales.

Dans le district de Karl-Marx-Stadt, des membres de la mission militaire américaine ont été remis à la komendatura soviétique de Karl-Marx-Stadt par un officier supérieur de l’Armée Nationale Populaire. Le komendant soviétique a donné un avertissement aux trois membres de la mission militaire américaine, mais leur a laissé tout leur matériel d’espionnage et les a laissé partir.

J’ai aussitôt informé le camarade ambassadeur Piervoukhine de l’incident de Karl-Marx-Stadt et je lui ai dit que l’on ne pouvait laisser partir ces trois membres de la mission militaire américaine, que seulement après que le matériel leur aura été retiré et que Moscou l’aura autorisé. Selon moi, le komendant soviétique qui était informé de ce que les membres de la mission militaire américaine avaient photographié des objectifs militaires de l’Armée Nationale Populaire aurait du être obligé d’exiger ce matériel des américains.

Selon les lois de la RDA, tout individu pris en flagrant délit d’actes criminels doit être arrêté par des mesures coercitives. Le matériel doit lui être confisqué. Ce qui signifie que selon les lois de la RDA les officiers de l’Armée Nationale Populaire ou les membres des organes de la sécurité d’Etat doivent immédiatement saisir le matériel d’espionnage des ressortissants étrangers, et dans le cas présent ce sont des membres de la mission militaire américaine. Après cela, conformément à l’accord entre les commandants en chef, ces individus seront remis à la komendatura soviétique locale. Le Komendant local devrait alors dresser un procès-verbal.

Le komendant soviétique de Karl-Marx-Stadt a déclaré qu’il n’avait pas le droit de confisquer les photographies aux membres de la mission militaire américaine, qu’à l’évidence eux-mêmes avaient faites. Il les a relâchés avec le matériel, et après cela il a rédigé le procès-verbal joint  qui est conforme à la forme habituelle et sans entrer dans les détails confirme aux américains que rien ne leur a été confisqué.

            Après cela, comme les membres de la mission militaire américaine quittaient la komendatura, le chef de la sécurité d’Etat du district de Karl-Marx-Stadt, le major Gelert, s’est rendu chez le komendant et lui a déclaré qu’il estimait que la conduite du komendant n’était pas correcte.

            Le chef de la direction du district a déclaré au camarade Komendant que dans le district cela faisait déjà la quatrième fois que la même affaire se reproduisait : quand la komendatura reçoit des membres de la mission militaire américaine pris sur des objectifs de l’Armée Nationale Populaire, il leur donne pour ainsi dire un avertissement et les relâche sans saisir leur matériel d’espionnage. Il a été dit au camarade komendant  que dorénavant le commandement du Ministère de la sécurité d’Etat du district de Karl-Marx-Stadt agira de façon autonome conformément aux lois de la RDA et que le chef  de la direction régionale demandera au ministre de la sécurité d’Etat de donner l’ordre correspondant.

           

 

Extrait 4 :

           

 

Commentaire : Pour la première fois, les autorités est-allemandes interfèrent directement, en immédiateté et au plus haut niveau politique dans le traitement d’un incident.

 

 

            Selon le rapport joint, les agents de la sécurité d’Etat ont détenu conformément aux lois de la RDA les membres de la mission militaire américaine et ont saisi leur matériel, après quoi ces  membres de la mission militaire des USA ont été libérés par le komendant soviétique local et ils sont allés à l’hôtel. Après cela les Américains se sont plaints auprès du komendant soviétique local. Comme il se doit, le chef de la sécurité d’Etat de Karl-Marx-Stadt avait transmis ce matériel au ministre de la Sécurité d’Etat.

           

            J’ai invité le 20 juillet les camarades l’ambassadeur Pervoukhine et le maréchal Zakharov à un entretien pour régler cette affaire. Le Ministre de la Défense Nationale de la RDA, le camarade Stoph, et le chef du service des relations extérieures de l’état-major de l’Armée Soviétique le général major Romanovsky ont également assisté à cet entretien.

 

 

Extrait 5 :

 

 

Je vous prie d’examiner les propositions suivantes :

1/ Seulement après que tout le matériel aura été évalué et minutieusement analysé (pas avant trois semaines environ) le gouvernement de la RDA informera le gouvernement de l’URSS des activités, en violation des lois de la RDA, de la mission militaire des USA de Potsdam.

Alors on pourra s’accorder pour utiliser ce matériel, à quel moment et sous quelle forme, en vue d’une protestation.

2/ Le ministère de la Sécurité d’Etat sera chargé de traiter ce matériel et d’en transmettre par le canal des organes habilités pour les questions de sécurité d’Etat de l’URSS les photocopies au maréchal Zakharov, et ainsi les organes soviétiques pourront dans le même temps effectuer leur propre évaluation.

3/ Des pourparlers seront menés entre les gouvernements de l’URSS et de la RDA pour le règlement provisoire des questions suivantes :

a/ La collaboration des organes de la sécurité d’Etat de la RDA, du représentant soviétique des organes de la sécurité d’Etat et du chef du service des relations de l’Armée Soviétique en vue de contrer les activités d’espionnage des missions militaires.

b/ Il serait rationnel que les documents établis par le Commandant en chef du Groupe des Forces Soviétiques en Allemagne pour les membres des missions militaires occidentales sur le territoire de la RDA soient enregistrés par le Ministère des affaires intérieures de la RDA. Jusqu’à présent la situation est telle que les membres des missions militaires impérialistes ont le droit d’entrer en RDA sans l’autorisation des organes de la RDA, même sans un document valable. Le propousk délivré par le représentant du Commandant en chef des forces soviétiques est inconnu des organes allemands de contrôle.

c/ Il est indispensable qu’en raison de la responsabilité des organes de la sécurité d’Etat de la RDA il soit possible de détenir sur les lieux du délit les membres des missions militaires occidentales qui violent les lois de la RDA. Les détenus seront remis aux organes de l’Armée Nationale Populaire par les organes de la sécurité d’Etat de la RDA. Ceux-ci confisqueront sur le champ leur matériel aux membres des missions militaires occidentales qui seront pris pendant leurs activités d’espionnage. Après cela ils seront remis au komendant soviétique local. Au cas par cas, il faudra décider quand le transfert du détenu au komendant soviétique aura lieu de telle façon que ce soit seulement le komendant local qui confisque au détenu le matériel d’espionnage.

d/ Il est indispensable de s’entendre sur la façon dont il faut faire assurer la surveillance des membres des missions militaires occidentales par les organes de la sécurité d’Etat au cours de leurs déplacements.

4/ Nous proposons que le Commandant en chef du GFSA donne l’ordre aux chefs des missions militaires occidentales qu’elles doivent respecter les lois de la RDA. Cela concerne également les règles de la circulation routière puisque les membres des missions militaires, afin d’échapper à la surveillance par des excès de vitesse, ont provoqué de sérieux accidents.

            Au cours de l’entretien, j’ai dit au camarade Maréchal Zakharov que je ne pensais pas que les camarades soviétiques à Karl-Marx-Stadt ou en d’autres lieux aient mal agi. Ils ont agi conformément aux dispositions formelles valables jusqu’à présent en raison de la situation de 1946. Ainsi en l’absence de nouvelles directives, des situations compliquées vont encore survenir.

                                               Avec le salut communiste.

                                              

                                                           W. ULBRICHT

Berlin, le 20 juillet 1959.

 

 

 

Conclusion :

 

Dix ans plus tard, dans un document daté du 5 juillet 1969 et mentionné dans son livre par le Général MANIFICAT, les Soviétiques reconnaissent que des progrès ont été réalisés dans la lutte contre les Missions Militaires de Liaison Alliées mais qu’il est possible de faire mieux par une meilleure concertation et une attitude plus offensive. Dans cette note ce sont cette fois-ci  les Soviétiques qui proposent à leurs « Amis » est-allemands des mesures plus fortes en désignant les MML de Potsdam comme succursales des services secrets occidentaux.

Dans cette note il est indiqué que les Missions Militaires Alliées de Potsdam sont :

- armées par des officiers de renseignement expérimentés et bien formés. Leur activité hostile consiste principalement dans le recueil d’informations sur des objectifs qui les intéressent, au moyen de l’observation visuelle mais également d’écoutes et d’interceptions techniques. En pratique, ils essayent de tenir sous surveillance tous les objectifs importants de la NVA et de l’armée soviétique et de suivre les modifications dans l’implantation des unités, les exercices, les transports militaires, etc.

 - et qu’il y a tout lieu de supposer qu’ils se livrent également à d’autres activités de renseignement. À cette fin ils tirent profit de leurs passages dans des restaurants, des bars et divers, commerces, des nuits passées à l’hôtel, dans des villes telles que Leipzig, Dresde, Magdebourg, Erfurt et Rostock pour établir des contacts.

 

L’auteur y souligne également que les membres des MML Alliées bénéficient de conditions favorables à l’exercice de leurs activités hostiles. Leurs services, leurs bureaux et leurs logements se trouvant à Berlin-Ouest, ils ont ainsi la possibilité de préparer en secret et avec soin leurs activités hostiles sur le territoire de la RDA. Avec l’expérience de nombreuses années de lutte contre les trois Missions Militaires de Liaison de Potsdam, nous avons acquis la conviction que leurs bases à Potsdam sont peu utilisées pour leurs activités de renseignement. Habituellement on n’y trouve qu’un officier de permanence, un gérant, un transmetteur et des employés civils allemands ».

 

Ainsi débutèrent des périodes de plus en plus délicates pour les « Missionnaires » où l’acquisition du Renseignement devint de plus en plus vital pour les Forces occidentales et où, dans le même temps, le slogan « Tous unis contre les Missions Militaires Alliées de Potsdam » allait renforcer en permanence la coopération STASI-KGB-GRU-GFSA-NVA-VOPO à l’encontre de nos trois « Missions de Potsdam ».

 

Et comme l’écrit aussi le Général MANIFICAT dans son livre, « Le Pont des Espions » :

 

« Malgré tout, les « Missionnaires » ont toujours pu trouver les moyens de se faufiler par les trous du filet dans lequel on  voulait les enfermer et ils ont ainsi préservé leur liberté d’action. »

 

« Des voitures et des secrets…….. Les renseignements passent le pont… »

« Pour revenir à Berlin-Ouest, mission accomplie, les équipages repassaient par le même pont avec leur lot de renseignements. Entre le passage du pont à l’aller et celui au retour, il pouvait s’écouler 24, 36 ou 48 heures pendant lesquelles les équipages des missions alliées ne chômaient pas dans leur inlassable recherche du renseignement sur l’adversaire… Avions, hélicoptères, convois routiers, trains de matériel militaire, terrains d’exercices, champs de tir, casernes, aérodromes, sites de radars ou de transmissions, gares, etc., tout était observé et enregistré. Et c’est avec une voiture pleine de renseignements sur les armées soviétiques et est-allemandes qu’ils regagnaient Berlin-Ouest en repassant par le même pont, sous les yeux des Soviétiques, avec leurs cartes renseignées, leurs pellicules impressionnées, leurs bandes magnétiques et leurs films vidéo enregistrés. 

 « Le soulagement du retour »

 « Nous repassons par notre villa de Potsdam au cas où il y aurait des consignes particulières avant de quitter le territoire, le conducteur nettoie la voiture et nous reconditionnons le matériel, car le poste de contrôle soviétique du pont note soigneusement l’état du véhicule et nous mettons notre point d’honneur à ce que le véhicule soit dans le même état qu’à l’aller, comme s’il ne s’était rien passé !

Le pont de Glienicke (Le pont des Espions) est franchi sans encombre et le soulagement est perceptible dans tout l’habitacle. La tension disparaît d’un seul coup et nous respirons… Au-delà, on pouvait respirer à nouveau librement l’air de l’Ouest, celui de la Liberté ! »

 

Qu’il était beau et merveilleux notre métier de « Missionnaire »….il en faisait , à juste titre, rêver beaucoup….

 

 

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03/04/2024
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