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BRIXMIS: Mission britannique de Potsdam, une histoire passionnante.

 

 

 

 

HISTORIQUE DE BRIXMIS

 

 

 

Le document ci-dessous est exceptionnel à plus d’un titre :

 

 

C’est d’abord un historique récent (avril 2017) et remarquablement illustré de l’histoire de BRIXMIS, la Mission britannique. Bien entendu, on pourra y trouver les grandes pages qui pourraient s’appliquer aussi bien à la MMFL et à USMLM, les succès des trois Missions face aux Soviétiques ou à la Stasi est-allemande, souvent plus redoutable ; on y trouvera également les pages sombres de leur histoire, émaillées d’incidents plus ou moins graves, jusqu’aux deux incidents mortels, qui ont vu périr Philippe Mariotti et Nick Nicholson sous les coups de la Stasi et des Soviétiques. Mais à côté d’épisodes que vous connaissez certainement, on trouvera également nombre d’anecdotes inédites, le tout présenté avec une British touch, ce style britannique très particulier, parfois non dépourvu d’humour et plein d’understatement.

 

 

C’est ensuite un plaidoyer pour l’attribution, à toutes les personnes ayant servi à BRIXMIS entre 1946 et 1990 d’une distinction spécifique, une agrafe portant la mention « BRIXMIS » à la General Service Medal, une décoration britannique que l’on pourrait situer entre notre Médaille de la Défense Nationale et la Médaille Militaire. Le système britannique d’attribution des décorations est assez différent du système français dans son mécanisme, même si le but reste le même : récompenser ceux qui ont bien mérité de la Nation. Une différence importante est par exemple que les décorations britanniques ne comportent pas d’émoluments – traitement ou gratification subséquente, telle la retraite du combattant – ce qui évite le vote par le Parlement de crédits spécifiques, l’un des obstacles principaux à notre démarche analogue. Pour l’instant, la requête britannique a reçu l’avis défavorable du Secrétaire aux Services de la Défense, qui « estime que les niveaux de “risque et de rigueur” étaient sans rapport avec ceux d’autres opérations menées à la même époque ». Elle a néanmoins été transmise au Ministre de la Défense. Souhaitons que les efforts de BRIXMIS soient couronnés de succès.

 

Je voudrais, en tant que Président de l’Amicale de la MMFL, remercier très vivement le général de division (e. R.) Peter Williams, Chairman de BRIXMIS, de nous avoir communiqué ce document unique. Je remercie également Rod Saar, l’archiviste de BRIXMIS, d’avoir mis à la disposition de la communauté du renseignement nombre de documents et de photos d’archives. Enfin, je souhaite remercier Arnaud Pietrini, fils de l’administrateur de notre blog, d’avoir bien voulu entreprendre la traduction en français d’un texte de près de 140 pages, parfois difficile et plein d’anglicismes et de termes techniques.

 

Ceci est le premier « épisode » de cet historique de BRIXMIS qui paraîtra sur notre blog à raison d’une dizaine de pages par mois. Roland Pietrini tient à votre disposition le texte original. Tous commentaires sont bien sûr les bienvenus.

 

Jean-Paul Staub

 

 

(Document original en anglais traduit par Arnaud Pietrini – Singapour- février-mars 2018

© The BRIXMIS Association pour l’original – © Arnaud Piétrini pour la traduction)

 

Général de Division (e. R.) P G Williams CMG[1] OBE[2],

Président de l’Association de BRIXMIS

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Northcot House

Highworth

Wiltshire

SN6 7BW

 

01793 762113

 

fraddsmeadow@hotmail.com

 

 

Monsieur le Président du Comité d’attribution des décorations

Bureau du Cabinet                                                                                                   Avril 2017

 

 

DEMANDE DU COMITÉ DE L’ASSOCIATION DES VÉTÉRANS DE LA MISSION BRITANNIQUE DE LIAISON (BRIXMIS) VISANT À L’OCTROI D’UNE MÉDAILLE DES SERVICES GENERAUX AVEC AGRAFE POUR SERVICE AU SEIN DE LA MISSION BRITANNIQUE DE LIAISON PRÈS DU HAUT COMMANDEMENT SOVIÉTIQUE EN ALLEMAGNE – 1946-1990.

 

Références :

A. Rapport de la Revue des Médailles Militaires de Sir John Holmes de juillet 2012

 

B. Requête de l'association BRIXMIS pour l'attribution d'une agrafe d'avril 2017

 

A la lumière de la référence A et mandaté par les quelque 300 membres actifs de l'association de BRIXMIS, le Comité de l'Association soumet le document ci-joint (référence B). Il demande que soit examiné l'octroi par le Comité d’attribution des décorations,  d'une agrafe à la médaille des services généraux aux personnels qui ont servi dans la Mission Britannique de liaison près du haut commandement soviétique dans la zone d'occupation soviétique et ensuite en Allemagne de l'Est.

 

La référence B décrit en détail l'histoire de BRIXMIS. Elle a commencé comme un lien de liaison réciproque, bilatéral et formel entre les commandants en chef soviétiques et britanniques dans leurs zones respectives d'occupation en Allemagne. Ce mécanisme officiel et ouvert de «liaison» a continué à fournir un canal de communication militaire anglo-soviétique unique et précieux tout au long de la guerre froide.

Cependant, à l'instar de Dr Jekyll et de M. Hyde, BRIXMIS devint rapidement, comme ses missions de liaison militaire alliées américaines et françaises (USMLM et MMFL, les « MMAL »), quelque chose de tout à fait différent. Pendant la guerre froide, la priorité n ° 1 du Royaume-Uni en matière de collecte de renseignements était l'armée soviétique et le Pacte de Varsovie. Les AMLM pouvaient, dans une large mesure, les satisfaire et la notion de liaison apparemment secondaire a évolué très rapidement, en partie grâce à l'absence de définition de la «liaison» dans les trois accords bilatéraux fondateurs avec les Soviétiques. « Liaison » est ainsi devenue pour les 44 années suivantes un synonyme indéfini et non déclaré de « patrouilles de collecte de renseignements » hautement professionnelles en Allemagne de l'Est.

 

Curieusement, même si les autorités soviétiques et est-allemandes comprenaient ce que faisaient la Mission britannique et ses partenaires les MMAL, leur caractère opérationnel «secret» demeurait une activité hautement protégée au sein des garnisons alliées à Berlin-Ouest et au-delà.

 

[1] Commander of the Order of Saint Michael and Saint George, Commandeur de l’Ordre de Saint-Michel et Saint-George récompensant des services diplomatiques.

[1] Order of the British Empire, Ordre de l’Empire britannique

 

 

page 1

 

 

 

 

L'annexe B, extrait du «renseignement dans la guerre froide» d’un ancien Chef adjoint du Renseignement de Défense, confirme l'affirmation de la part de la communauté du renseignement à cette époque que la contribution de la Mission à la collecte de renseignements était unique et inestimable.

Les annexes C-H, en plus de la partie principale du document présenté, donnent des exemples de la façon dont la collecte du renseignement a été menée avec toute  la détermination et la compétence face aux risques réels. Si «risque et rigueur» sont des éléments clés de toute décision d'attribution d'une agrafe à la Médaille des services généraux, le Comité de l'Association est convaincu que ses membres ont constamment dépassé cette norme de qualification en effectuant leurs activités opérationnelles en Allemagne de l'est durant quatre décennies.

Les menaces contre les équipages (comme ceux qui étaient en patrouille ou en tournée étaient connues) provenaient notamment de la police secrète de la «Stasi». Par exemple, l'une de ses tâches centralisées à la fin des années 1970 et au début des années 1980 était évidemment de tuer un ou plusieurs des membres des MMAL. Dans ce cas, la «Stasi» a presque réussi à plusieurs reprises avant d'atteindre son objectif en mars 1984, lorsqu'un sous-officier de la MMFL a été tué dans une collision délibérée (voir l'annexe C). Le meurtre d'un officier de l'USMLM par une sentinelle soviétique en mars 1985 fut  l'incident le plus sanglant dans l’histoire de la découverte des secrets du char T-80; ce fut aussi la première crise américano-soviétique de l'ère Gorbatchev (voir Annexe D).

La base de données de l'association BRIXMIS indique qu'un peu plus de 900 militaires (femmes et hommes) ont servi à BRIXMIS entre le 16 septembre 1946 (date de sa création) et le 2 octobre 1990 (date de sa mise en sommeil). Mise en place au cours de trois décennies, le Comité de l'Association considère que cette base de données donne un total assez précis du nombre de personnes qui pourraient être éligibles pour n'importe quelle agrafe de la Médaille des Services Généraux qui pourrait leur être attribuée. Environ 60% étaient des membres de l'armée de Terre et environ 40% de la RAF; un petit nombre de membres de la Royal-Navy et des Marines étaient dans la mission jusqu'aux environs de 1960 et un officier marinier a servi à BRIXMIS à la fin des années 1980. Cinq officiers canadiens ont servi dans la mission de 1959 à 1971.

 

Durant la guerre froide, un petit nombre de membres de la mission ont reçu des distinctions honorifiques en raison de leur service à BRIXMIS, mais environ 95% du personnel de BRIXMIS n'a pas été reconnu publiquement. La plupart du temps, quelques MBE[3] ont été attribuées aux officiers de l'Armée de Terre et/ou de la RAF et un nombre similaire de BEM[4] aux sous-officiers observateurs ; Dans les années 1980, deux Lt Cols ont reçu un OBE[5]. C'est en partie pour remédier à ce manque de reconnaissance envers la grande majorité des membres de BRIXMIS, qui ont tous joué un rôle essentiel dans ses résultats opérationnels, que cette soumission est faite au Comité d’attribution des décorations.

 

Le Comité de l'association de BRIXMIS et les membres de l'Association seraient donc très reconnaissants si leur cas pouvait être pris en compte et que leur demande d'une agrafe de la Médaille pour Services généraux pourrait être accordée en temps utile.

Cordialement,

Peter Williams

 

 

[1] Member of the British Empire, Membre de l’Empire Britannique.

[1] British Empire Medal, Médaille de l’Empire Britannique.

[1] Officer of the Order of the British Empire, Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique

 

page 2

 

 

 

OPERATIONS DE RENSEIGNEMENT DANS L’EX-ALLEMAGNE DE L’EST

EFFECTUEES PAR LA MISSION DU COMMANDANT EN CHEF BRITANNIQUE AUPRES DES FORCES SOVIETIQUES EN ALLEMAGNE (BRIXMIS) – 1946-1990

 

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REQUÊTE POUR L’ATTRIBUTION D’UNE AGRAFE

A LA MEDAILLE DES SERVICES GENERAUX

POUR LES SERVICES A BRIXMIS

 

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Documentation réunie par le Comité de l’Association de BRIXMIS

© L’Association de BRIXMIS, avril 2017


 

 

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Une représentation du logo de BRIXMIS antérieure à 1954

 

 

 

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Des membres de BRIXMIS en compagnie du Général Sir James Cassels, Commandant en Chef l’Armée Britannique du Rhin, lors de sa visite à Potsdam en 1961

 

 

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SOMMAIRE                                                                                                                        Page

 

 

Lettre d’envoi                                                                                                                                1-2

 

Couverture, sommaire et notes sur les sources                                                                            3-6

 

Introduction                                                                                                                                  7-8

 

Contexte historique                                                                                                                                   9-18

 

La formation des équipages tri-mission                                                                           19-20

 

L'environnement opérationnel                                                                                                             21-26

 

Contraintes opérationnelles                                                                                                   27-30

 

Coordination et coopération tripartites                                                                                            31-32

 

Modus Operandi de BRIXMIS Opérations au sol                                                            33 -61

 

Modus Operandi de BRIXMIS pour les sorties Air au sol                                                            62-72

 

Opérations de reconnaissance aérienne Chipmunk[6]                                              73-78

 

« Détentions », incidents graves, tirs, collisions et incidents mortels                                 79-85

 

Remarques finales                                                                                                                       86

 

Annexes :

 

‘A’ L'accord Robertson-Malinine                                                                                                           87-88

 

'B' Extrait de 'Le renseignement dans la guerre froide' par J N L Morrison         89-95

 

'C' Les luttes des missions avec la police secrète 'Stasi'                                                               96-104

 

'D' La chasse à l’'Ob'yekt 219' - La Saga du T-80                                                               105-110

 

'E' La recherche de systèmes de missiles sol-sol                                                                            111-116

 

'F' L'effort de recherche pour trouver le 'ZSU-X'                                                              117-119

 

'G' Le blocage d’un équipage Air à Damgarten en 1982                                                              120-126

 

‘H’ Succès Air sur des champs de tir sol-air                                                                       127-132

 

'I' Organisation et effectifs de BRIXMIS                                                                                             133-138

 

‘J’ Bibliographie des publications relatives à BRIXMIS                                                  139-140

 

[1] Petit rongeur à pelage rayé vivant en Amérique du Nord (en français : tamia), pris comme mascotte par les recos-Air de BRIXMIS et désignant celles-ci par extension.

 

page 5

 

 

 

 

Notes sur les sources :

1. Les documents relatifs aux opérations de BRIXMIS dans cette requête ont été obtenus auprès des Archives nationales, des Archives du renseignement de Chicksands et des Archives de l'Association de BRIXMIS au Liddell Hart Centre, King's College London.

 2. Les Archives nationales détiennent actuellement 68 documents relatifs à BRIXMIS sous les références FO, FCO, WO, DEFE, Air Ministry Air et CAB.

3. À la suite d'une demande d'accès à l'information présentée au Ministère de la Défense (MOD) par l'Association de BRIXMIS en 2013, les rapports annuels pour la période 1975-1990 lui ont été communiqués, après avoir été déclassifiés au début des années 90. Les documents photocopiés étaient de qualité variable et ceci a eu pour conséquence que certaines images dans cette requête sont de qualité beaucoup moins bonne que les images dans les annales originales.

4. La présente requête comprend également des informations déclassifiées et des images relatives aux missions militaires américaines et françaises de liaison partenaires de BRIXMIS (USMLM et MMFL) et aux archives de l'ancien ministère est-allemand de la Sécurité de l'Etat (MfS). Les Historiques d’USMLM (semblables aux rapports annuels BRIXMIS) pour les années 1965-1986, plus 1988, ont été déclassifiées et publiées au début des années 1990, mais celles de 1987, 1989 et 1990 n'ont pas encore été publiées.

5. L'annexe B, extrait de « renseignement dans la guerre froide », est incluse avec l'approbation explicite de son auteur, qui soutient cette action.

6. Tous les documents et images utilisés dans la présente requête ont été déclassifiés, mais certaines images et extraits conservent leur marquant de classification original.

7. La cartographie a été fournie par le Defence Geographic Centre du MOD, à Feltham, grâce à une demande d'accès à l'information présentée au MOD par l'association de BRIXMIS en 2014.

 

 

 

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Vue du Marmorpalast depuis la villa de BRIXMIS à Potsdam en 1988

 

page 6

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

 

Ce document a été préparé pour appuyer la candidature de l'Association de BRIXMIS en vue de l'attribution d'une « Médaille des services généraux » en reconnaissance des efforts et des réalisations de BRIXMIS auprès des forces soviétiques en Allemagne de l'Est au cours de la période 1946-90.

 

Alors que BRIXMIS existait, ses activités en Allemagne de l'Est ont été classifiées et ses tâches, son mode opératoire et ses résultats ont été strictement protégés sur la base du « besoin d’en connaître». L’embargo de 30 ans sur la communicabilité de certains documents classifiés relatifs à BRIXMIS a retardé toute tentative antérieure de l'Association de BRIXMIS, l’organisation officielle des Anciens qui ont servi à la Mission, d'obtenir une telle reconnaissance pour ses membres.

 

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Les récentes publications de documents et d'images déclassifiés concernant les opérations de recueil de l’information (renseignement) menées par les Missions Militaires Alliées (Britannique, Américaine et Française) de Liaison (les MMAL : BRIXMIS, USMLM et MMFL) ont permis de lever le voile sur ses activités, mais en aucun cas toutes. Par exemple, les Rapports Annuels de BRIXMIS pour la période 1975-90 et les Histoires d'Unité de USMLM de 1965-90 fournissent une vue d'ensemble inestimable, mais les Annales BRIXMIS étaient normalement classées au niveau « Confidentiel » et donc, malheureusement, omettent toute mention des nombreuses opérations qui ont été classées aux niveaux « secret » et « très secret », notamment celles liées aux sorties de reconnaissance aérienne de la mission Chipmunk.

 

Les archives largement intactes du ministère de la Sécurité de l'Est (MfS) de l'Allemagne de l'Est contiennent des preuves supplémentaires dans lesquelles, en plus des fichiers personnels de la Stasi sur les membres de BRIXMIS, il existe des dossiers détaillés relatifs à des incidents particuliers impliquant des patrouilles des Missions alliées et aux opérations de surveillance et de contre-espionnage menées par le personnel du MFS (Stasi) contre des membres de BRIXMIS.

 

 

 

 page 7

 

 

 

L'association de BRIXMIS a également passé les dernières années à collecter les mémoires et les souvenirs opérationnels des équipages des vétérans combattants de la Mission.

Ceux-ci, combinés avec les documents et les images déclassifiés des Missions alliées et du MfS, ont été placées dans les archives de l’association de BRIXMIS au centre d'archives militaires de Liddell Hart au King's College à Londres. Des copies de livres et d'autres publications sur l'histoire et les opérations des MMAL ont également été déposées dans les archives de l'association de BRIXMIS.

 

 

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Cette vaste collecte d'informations a permis de constituer un dossier solide à l'appui de la demande formelle de l'Association d’attribution d’une agrafe, soulignant le professionnalisme et la prise des risques nécessaires pour mener à bien des opérations de renseignement très efficaces.

 

 

 

Plus d'un quart de siècle s'est écoulé depuis que les MMAL, ainsi que les MML soviétiques, leur contreparties, ont été « arrêtées » le 2 octobre 1990, à la veille de la réunification allemande. Il est donc peu probable que de nombreux fonctionnaires actuels de Whitehall[7], impliqués dans la décision sur la validité de cette demande, aient une connaissance approfondie de BRIXMIS, de l'environnement hostile dans lequel il opérait, de son mode de fonctionnement clandestin, de la violence à laquelle elle a été confrontée et de la connaissance très significative qu’elle a gagné sur les forces soviétiques et de l'Allemagne de l'Est qui ont fait face à l'OTAN en première ligne pendant la guerre froide.

 

Ce document cherche donc à mettre en lumière la Mission et à aider le lecteur à comprendre l'environnement opérationnel, le professionnalisme et la détermination des équipages de BRIXMIS ainsi que les risques toujours présents auxquels ils étaient confrontés. Le texte a été illustré par de nombreuses photographies (sources MMAL et MfS) et par plusieurs documents et extraits de documents.

 

Les références sur les noms des individus, lors d’opérations spécifiques, ont été délibérément omises, mais beaucoup sont enregistrées dans les archives de l'association de BRIXMIS. L'éthique de la mission ne concernait pas les individus ; il s'agissait d'équipages composés de trois hommes, qui faisaient partie d'une unité opérationnelle hautement soudée sur le terrain en Allemagne de l'Est, appuyée par une équipe de spécialistes du renseignement basée au PC de BRIXMIS à Berlin-Ouest. Tous ont contribué aux succès opérationnels de la Mission en Allemagne de l'Est et la plupart d'entre eux ont également effectué des missions de renseignement à temps partiel et exercé d'autres fonctions essentielles à Potsdam.

 

[1] Le MOD.

 

page 8

 

 

 

 à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



01/09/2018
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