secrets-de-la-guerre-froide

secrets-de-la-guerre-froide

A propos du meurtre du Major Nicholson et de l'embuscade ayant entrainée la mort de l'Adjudant-chef Mariotti.( R.Pi)

 

USMLM.jpg

 

 

C’est le dimanche 24 mars 1985, soit un an et deux jours après que l’adjudant-chef Mariotti de la MMFL ait été tué dans une embuscade montée par la STASI (police secrète d’état est-allemande), que le Major Nicholson a été littéralement exécuté par une sentinelle soviétique.

 

Mais c’est  plus de vingt années  plus tard que grâce aux différents témoignages, à la levée partielle de la protection du secret et l’accès aux archives secrètes d’Etat de la Stasi, que l’essentiel de cet acte (« serious incident » en langage anglo-américain), a pu être révélé, sans que la totale vérité  ait pu être réellement établie  

 

Le rapport interne du MfS (ou Stasi) indique : Que vers 15h 55 ce jour-là la sentinelle a agi conformément à ses instructions ! Après avoir donné un coup de semonce, Nicholson ne réagit pas et s’enfuit en courant, alors la sentinelle, le sergent Alexandre Ryabtsev mit en joue et tira, Nicholson tomba à terre à trois mètres environ de son véhicule… » voir dans la rubrique photo les documents de l'époque: https://www.secrets-de-la-guerre-froide.com/photos/le-meurtre-de-nick-nicholson-usmlm

 

 

En fait,  selon le sous-officier américain, le sergent-chef Schatz,  conducteur de la voiture de la Mission américaine, il n’y a pas eu de coup de semonce, ni de sommations,  le premier coup de feu le manque de peu, le second et le troisième tir blessent grièvement  le major Nicholson qui perd son sang et qui a le temps de dire à son sous-officier « Jessie, j’ai été touché ». Nicholson succombera des suites de  ses blessures sous les yeux de soldats soviétiques  qui ne feront aucun geste, à trois mètres de Schatz  qui ne pouvait bouger, menacé par les Kalachnikovs  des gardes et bloqué dans son véhicule. C’est ainsi que,  démuni et horrifié par la barbarie des gardiens, il ne pourra porter secours à son officier,  qui progressivement s’affaiblira en se vidant de son sang, avant  de  mourir sous le regard impassible des soldats soviétiques.

 

 

article du Figaro.jpg

Article du figaro du 26 mars1985

 

Le médecin soviétique arrive plus d’une heure après l’incident pour constater le décès, et c’est seulement à 22H 00, que le général Roland Lajoie,  chef de l’USMLM, prévenu par la Kommandantura de Potsdam, arrive sur les lieux pour découvrir dans la lumière aveuglante des phares, le cadavre de son officier. Entre temps,  une pancarte d’interdiction dite anti-missions avait été déplacée et grossièrement replantée derrière le véhicule de Schatz afin d’étayer un discours démontrant la justification du  tir sur l’équipage qui aurait pénétré dans une zone interdite,  ce qui n’était pas le cas.

 

D’une part,  les pancartes anti-missions, illégales et sans réciprocité à l’ouest, n’étaient pas reconnues par les Missions alliées,  d’autre part,  parce qu’ils n’avaient franchi aucune zone d’interdiction permanente, le terrain militaire se trouvant au dehors des ZIP. (Zone d’interdiction permanente)  

 

Là aussi, comme pour l’équipage de la MMFL,  (cf : https://www.secrets-de-la-guerre-froide.com/la-stasi-en-rda-assassinat-de-l-adjudant-chef-mariotti) la voiture avait été repérée auparavant lors de son approche. Mais,  une question demeure : le major Nicholson aurait-il pu être particulièrement visé ?

 

Les équipages  de l’USMLM travaillaient de manière un peu différente de celles qui étaient couramment appliquées au sein de BRIXMIS et surtout de la MMFL.

 

Leur chaîne d’exploitation étant plus étoffée, du coup,  leurs missions étaient plus ponctuelles et obéissaient à des orientations plus étroites que les nôtres. La séparation entre les chaînes exploitation,  recherche sur le terrain et recueil du renseignement, était beaucoup plus marquée  que nous pouvions le constater à la MMFL et cela correspondait aussi au fait que les effectifs de la Mission américaine étaient sensiblement inférieurs aux Missions britannique et française.  Ceci avait pour conséquence de limiter certaines  missions de renseignement à des recherches plus spécifiques. L’une toute particulière à cette période du début des années 80,  était la recherche de renseignements sur le char T 80 qui arrivait en RDA dans les unités blindés du GFSA en remplacement du T 64. Les services alliés recherchaient un certain nombre d’informations sur la qualité de blindage, la conduite de tir, le calibre du canon, l’ergonomie, les contre-mesures etc...  Le char T 80 était devenu  l’une de nos cibles prioritaires. J’ai eu le privilège de mener cette même recherche à la fin des années 80 en Pologne.

 

C'est aussi en raison de son nombre  limité en  personnel sur le terrain, mais compensé par une chaine d’orientation et d’exploitation étoffée par comparaison aux moyens français,  que  les missions de recherche du renseignement d’USML  étaient souvent menées par des binômes, alors que les Britanniques et les Français privilégiaient plutôt des équipages à trois en zone.

 

Pour la mission spécifique du  local, les équipages étaient composés d’un officier et d’un conducteur,  à l’exception de la Mission française,  qui confiait cette tâche à un sous-officier observateur ancien avec un conducteur sergent provenant du 13e RDP ou du 1er RPIMa.

 

Les raisons pour lesquelles la Mission américaine était moins étoffée que les Missions BRIXMIS et MMFL relevaient d'un choix unilatéral du commandement américain, dès la mise en place des accords bipartites, (pour la France les accords Noiret-Malinine de 1945).

 

En effet, les besoins pour les Britanniques et les Français dans l’immédiat après-guerre, dans le domaine de la recherche des prisonniers ou des déportés,  étaient plus importants  que pour les Etats-Unis. Par la suite,  dès 1948,  avec la guerre froide, le blocus de Berlin,   la nécessité grandissante des demandes de renseignement sur les forces soviétiques occupant l'Allemagne de l'Est, se firent sentir et la réorientation de la mission dite de liaison  vers la mission implicite de  « recherche et renseignement » a favorisé plutôt la Grande-Bretagne et la France.  

 

USMLM était de toute manière destinataire de l’ensemble des notes de renseignement  des deux autres  alliés et la chaîne d’exploitation américaine était à la hauteur des moyens d’analyse d’USAREUR  (forces américaines en Europe)  de la DIA et de la CIA. 

 

C’est dans ce contexte qu’une succession d’événements troublants, indirectement liée à cette affaire, mérite cependant d’être révélée. 

 

Le 31 décembre de l’année précédente, profitant du relâchement des sentinelles pendant le réveillon, le major Nicholson s’était introduit[1] dans un hangar d’instruction du régiment de chars de Techentin-Grabow, où il  avait photographié l’intérieur d’un T 64.

 

Il est probable  que cette action ait été connue des Soviétiques de manière fortuite.

 

 

En 1988, un Américain, un  certain James W. Hall,  fut arrêté (il avait été recruté par le KGB)  pour espionnage au profit de l’URSS.  Il était en poste à la station d’écoute américaine de Teufelsberg à Berlin.  Lors de son interrogatoire, celui-ci avoue avoir transmis à ses commanditaires soviétiques l’information selon laquelle Nicholson avait été l’auteur de cet acte (Témoignage de Roland Lajoie chef de l’USMLM). (2)

 

Il est donc fort possible que,  suite à cette information, (si elle était confirmée),  les différents commandants de camps et d’unités aient reçu des consignes renforcées afin que les Missions ne puissent observer de trop près l’arrivée des nouveaux matériels, et notamment du T 80, qui était une orientation prioritaire et l’objet d’une recherche active. Un équipage français en ce même endroit avait  auparavant essuyé des tirs après avoir tenté de soulever une bâche camouflant un char qu’il pensait être un T 80. (3)

 

ludwiglust 1.jpg

Peu après, l'équipage français essuie des tirs  de la part d'une sentinelle

 

Il est donc très probable que le commandant du camp ait encouru de fortes sanctions et que son successeur, à moins que ce ne soit le même,  ait  mis en place des consignes « sévères » pour  que « l’exploit » ne  se renouvelle.  

 

Le tir à tuer, s’il n’était pas une chose habituelle, faisait cependant partie des risques lors des « pénétrations » ou observations. Un de nos officiers français avait été blessé par balle quelques années auparavant et un certain nombre de véhicules de missions furent l’objet de tir.   

 

De là à  penser que seul Nicholson était visé directement, difficile de le dire, probablement pas, puisque comme pour Mariotti, d’autres équipages auraient pu être l’objet de ces mesures (ce fut le cas)  mais la coïncidence est troublante. 

 

La réaction des autorités américaines, faisant suite à ce « serious incident » fut immédiate et a pris un tour politique et s’est située au plus haut niveau, les deux autres Missions britannique et française y furent associées étroitement.

 

Les courriers des trois commandants en chef auprès du  général d’armée soviétique Zaïtzev  démontrent une solidarité sans faille. Cette solidarité ne s’était pas manifestée avec autant d’éclat lors de l’embuscade meurtrière de Halle visant un équipage français un an auparavant.  Seule l’insistance des Américains pour que cette nouvelle soit rendue publique avait permis que l’information soit diffusée avec les imprécisions, les frilosités, les contre-vérités que nous connaissons. Différence de culture, certes, mais aussi différence d’approche et de considérations envers  les personnels, le credo français étant celui de faire le moins de vagues possibles et de garder secret un acte délibéré de guerre envers des soldats français en mission légale.  

 

C’est ainsi que le 29 mars 1985, le général Houdet,  commandant en chef du 2°corps d’Armée, commandant en chef des forces françaises en Allemagne, écrit au général Zaitzev commandant le groupe des forces soviétiques en Allemagne. En voici le contenu :

 

 

 " … Il y a un an, à la suite de l’agression perpétrée le 22 mars 1984 et qui a coûté la vie à un sous-officier français, mon prédécesseur s’était énergiquement élevé contre le nouveau degré de violence qu’avaient franchi les attaques répétées contre les membres de ma mission militaire de liaison…..

 

En dépit des assertions de vos lettres du 31 mars 1984 et du 24 avril 1984 dans lesquelles vous prétendiez qu’aucune action violente délibérée à l’encontre des membres des missions n’avait été autorisée, que vous donniez des ordres les plus stricts à cet égard, qu’à l’avenir vous feriez tout ce qui était en votre pouvoir pour garantir les activités normales aux missions…..Le meurtre commis le 24 mars 1985 par un de vos subordonnés sur la personne du commandant Arthur Nicholson Jr, membre accrédité de la Mission militaire de liaison US auprès de vous, démontre le degré de votre responsabilité à la fois dans l’escalade de la violence et dans la façon dangereuse dont sont traités les membres des missions.

 

….. La mort inutile et injustifiée d’un officier américain, membre accrédité d’une Mission de liaison auprès de vous et les circonstances qui ont entouré ce meurtre m’amènent à dénoncer de la façon la plus énergique l’action menée par vos subordonnés. De tels agissements ne peuvent que contredire vos assurances concernant les mesures que vous prenez pour garantir la sécurité et l’activité normale des membres des Missions de liaison et dont je voudrais ne pas devoir douter. "

 

La lettre du général Houdet reconnaît ainsi implicitement la dangerosité du travail effectué par les Missions, mais ni la mort de Philippe Mariotti, ni celle de Nicholson, ni les blessés,  y compris par armes à feu,  les multiples percussions, blocages, arrestations, viols de l'intégrité des véhicules,  ne sont de nature à changer quoi que ce soit,  quant à la considération des personnels qui ont servi en ces organismes particuliers. Nous en sommes toujours au même point, alors que plus de 30 années sont passées.

 

La  qualification des missions sur le territoire de la RDA reste un point toujours en discussion.  La question porte sur le classement de ces missions comme ayant été effectuées ou pas sur un territoire hostile, exposant ainsi ses personnels à des dangers et des risques bien réels.

 

 Ce classement reste suspendu à des considérations administratives parfaitement inadaptées à la réalité des faits.  Cela est dû à l’approche toujours prudente qui en a été faite et au contenu même de ces missions qui sont restées qualifiées  « hautement sensibles » et furent protégées sous le sceau du secret défense- source secrète pour la plupart de nos actions.

 

Cela n’a aucun sens aujourd’hui et une partie de cette histoire, de notre histoire, se doit d’être connue, ne serait-ce que par respect pour nos morts et nos blessés, et pour ceux qui ont œuvré  dans le silence pour une meilleure connaissance des forces adverses et dont les résultats sont encore utiles aujourd’hui.

 

Il n’en était pas moins vrai que le risque était accepté et partagé.  Seule la conscience d’appartenir à un groupe d’élite qui effectuait un métier exceptionnel faisait acte de récompense. Le vécu de ceux qui sont passés par ces expériences exceptionnelles ne peut être effacé de leur mémoire.  Un certain nombre d’entre nous porte des traces physiques ou morales indélébiles, d’autres ont sacrifié une bonne part de leur carrière.   

 

Ces « incidents » (c’est le vocable anglo-américain consacré) ont failli remettre en cause l’existence des Missions de Potsdam. Mais elles survivront jusqu’à la fin, (la réunification de l’Allemagne et le départ des troupes  soviétiques), chacune des puissances, y compris l’URSS,  ayant trouvé un intérêt de se « rassurer » en quelque sorte sur les capacités des autres.

 

Les choses ont-elles changé depuis ? A la lumière des derniers événements en Ukraine et au Donbass, il est certain que de telles missions composées d’observateurs seraient plus que nécessaires.

 

Les Missions de Potsdam ont posé les bases du renseignement humain, elles ont travaillé étroitement avec le 13e RDP et le 1er RPIMa, participant à l’écriture de l’histoire du renseignement stratégique et opératif.

 

Il serait temps d’en mesurer l’importance, c’est ce que nous tentons de faire en rassemblant les témoignages et en participant aux travaux universitaires sur la question.   

 

Il y 34 ans, un adjudant-chef français se faisait tuer en RDA par les services est-allemands, il y a 35 ans un officier américain subissait le même sort par les Soviétiques. Aujourd’hui le terrorisme et les dangers restent les mêmes pour ceux qui œuvrent dans l’ombre, mais qui désormais possèdent un statut qui les protège, ce qui n’était pas le cas lors de la guerre dite froide.

 

Pour avoir servi à la fois à la MMFL et en poste militaire en ambassade d’un pays de l’est,  j’en mesure les réalités nouvelles à l’éclairage de celles du passé.

 

Quand on élimine l’impossible, l’improbable reste possible.

 

Note de l’auteur : cet article est tiré en partie de l’ouvrage Vostok : missions de renseignement au cœur de la guerre froide » https://livre.fnac.com/a2449211/Roland-Pietrini-Vostok

 

Roland Pietrini

 

Notes :

 

  1. USMLM United States Military Liaison Mission  ou Mission militaire de liaison des Etats-Unis d’Amérique

 

            2 - A man arrested last week in a spy case involving a United States Army intelligence specialist was ordered held without bail today until he is transferred for trial on espionage charges.

 

United States Magistrate Paul Game Jr. said there appeared to be enough evidence to hold the defendant, Huseyin Yildirim, 60 years old, a Turkish-born resident of Belleair Beach, north of St. Petersburg, for trial. A Federal marshal said Mr. Yildirim would be transferred to Savannah, Ga., this week.

 

The Army specialist accused with Mr. Yildirim, Warrant Officer James W. Hall 3d, 30, faces court-martial in Fort Meade, Md. Both were arrested Dec. 21.

 

Assistant United States Attorney Mark Jackowski, said in today's hearing that Mr. Yildirim was ''a courier and a paymaster'' for Mr. Hall's contact with East German and Soviet agents. Meeting With Agent Described

 

Archives du New-York Times 1988

 

James W. Hall III (born 1958) is a former United States Army warrant officer and signals intelligence analyst in Germany who sold eavesdropping and code secrets to East Germany and the Soviet Union from 1983 to 1988.[1][2] Hall was convicted of espionage on July 20, 1989; he was fined $50,000 and given a dishonorable discharge and was serving a 40-year sentence for those activities at the United States Disciplinary Barracks, Fort Leavenworth, Kansas, from which he was released in September 2011

 

Hall was assigned to the NSA Field Station Berlin Teufelsberg, one of the premier listening posts of the Cold War, between 1982 and 1985 and he spied for both East Germany and the Soviet Union. Between 1983 and 1988, Hall betrayed hundreds of military secrets, which includes Project Trojan, a worldwide electronic network with the ability to pinpoint armored vehicles, missiles and aircraft by recording their signal emissions during wartime[3] and the complete National SIGINT Requirements List (NSRL), a 4258-page document about NSA activities, government requirements and SIGINT capabilities by country.

 

(3) : Sur les tirs à Grabow : remarque du général Manificat; " le commandant de la garnison qui était le même en octobre 84 et en mars 85, était un « furieux » qui avait donné des consignes claires aux sentinelles : Tirez sur les missionnaires ! et pas seulement sur les missionnaires, car un joggeur civil est-allemand a eu droit au même traitement et en a été quitte, comme Pauchet et moi, pour une simple frayeur (et sans aucune sommation)".
Note de l'auteur: l'équipage français ayant subi ce tir était composé du lieutenant-colonel Manificat ( à l'époque)  et de l'adjudant-chef Pauchet

[1] En ce qui concerne les pénétrations à l’intérieur des chars,  la note concernant le défunt Evans évoque cette question.

 

prononcée lors de l'éloge funèbre  du colonel Clyde EVANS  décédé en 2010 est attribuée, sauf erreur de ma part, au général Huet. Lors de cette triste occasion il fut évoqué les faits suivants.

"Certains anciens de la Mission ont bien connu Clyde Evans puisqu’il a fait deux séjours à USMLM. Le premier comme officier de liaison de 1981 à 84 et le second comme chef des opérations Terre en 1986-88. Entre ces deux séjours il a commandé un bataillon de chars en RFA.

 

D’un naturel réservé et modeste, il était peu loquace et ne se faisait pas remarquer. Même parmi ses pairs, peu ont pu l’apprécier à sa véritable valeur, et certainement pas les Soviétiques qui l’ont certainement sous-estimé.

 

Mais peu de missionnaires ont réussi à faire ce qu’il a fait avec une parfaite maîtrise et dans la plus grande discrétion. En effet, il a été l’organisateur et le principal exécutant des deux opérations de pénétration dans un char soviétique menées par USMLM en 1983. Dans les deux cas le Major Nick Nicholson assurait sa sécurité et relevait toutes les informations intéressantes à l’extérieur du char pendant que Clyde opérait avec méthode à l’intérieur, faisant preuve d’un calme qui a impressionné son équipier.

 

Ces opérations à haut risque ont été conduites au cours des nuits où la vigilance des Soviétiques était réduite, voire annihilée à tous les échelons de la hiérarchie par la vodka ingurgitée pour fêter les grandes occasions du calendrier de l’Armée Rouge. La première pénétration dans un T-64A a été réalisée au terrain d’exercice des chars au sud-est de Ludwiglust au cours de la nuit du 7 au 8 novembre, anniversaire de la Grande Révolution d’Octobre qui comme chacun sait a eu lieu en novembre. La seconde opération a eu lieu aux toutes premières heures du 1er janvier 1984, au terrain d’exercice des chars d’Ahrensdorf dans la région de Prenzlau. Ce terrain avait été choisi en raison de son isolement et surtout  parce qu’il abritait le T-64B. Cette opération s’est révélée plus difficile en raison du bâchage du char et de sa position dans le hangar."  Merci au général Manificat d'avoir attiré mon attention sur ce témoignage.

 

 

 

carte de ludwiglust 1.jpg

carte de Ludwiglust où s'est déroulé le meurtre d'un homme sans défense.



26/05/2018
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 138 autres membres